Campagne présidentielle au Sénégal : la société civile appelle au calme après la mort d’un citoyen 1
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Campagne présidentielle au Sénégal : la société civile appelle au calme après la mort d’un citoyen


Les responsables de la société civile du Sénégal jouent la carte de la prudence, pendant que les campagnes des élections présidentielles se poursuivent avec les violences de tout genre ayant déjà causé un mort dans le pays. 


La campagne présidentielle se poursuit au Sénégal avec des violences et des échauffourées entrent partisans de l’opposition et de la mouvance. Ces actes, qui sont déplorés de tous et devraient être condamnés, viennent de causer le premier tort irréparable. Il s’agit du décès d’un civil suite aux échauffourées entre les deux camps. Après cette scène, la société civile est toute de suite montée au créneau pour calmer les ardeurs des uns et des autres hier, lundi 11 février 2019.

En effet, la frustration dans le pays est née de la volonté affichée du président Macky Sall d’être réélu dès les premiers tours des élections qui vont avoir lieu le 24 février prochain. C’est donc cette volonté qui fait que l’opposition reste sur ses gardes. Pires, partisans de l’opposition qui compte quatre candidats, dont l’ancien Premier ministre Idrissa Seck et de la mouvance sont sur des pieds de guerre. 

Et c’est cela que justifient les heurts qui ont fait plusieurs blessés dans le pays ces derniers jours. Hier, lundi 11 février des échauffourées ont également éclaté à Tambacounda, à 420 km à l’est de Dakar, entre partisans de la coalition au pouvoir, Benno Bokk Yaakaar (BBY, « Ensemble pour le même espoir » en wolof) et ceux d’Issa Sall, candidat du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR), proche de la mouvance religieuse.


Par ailleurs, l’association des éditeurs et professionnels de la presse a affirmé : « que huit journalistes suivant la caravane de campagne d’Issa Sall avaient été blessés à la suite de ces violences ». Macky Sall a quant à lui, déploré la mort d’un militant de son parti et demandé « que toute la lumière soit faite puisque la campagne électorale ne saurait être un prétexte pour que la violence s’installe dans le pays ». Mieux, il a appelé ses partisans à « ne pas céder à la provocation », tout en invitant ses adversaires à faire de même. 

« C’est déjà le résultat de l’appel à la violence prônée par certains responsables politiques », a-t-il estimé, ajoutant : « Ils répondront de leurs actes devant les tribunaux » tout en faisant allusion à Abdoulaye Wade (2000-2012), qui a réitéré le 8 février son appel à empêcher la tenue de la présidentielle, conviant notamment ses partisans à « brûler les cartes d’électeur et les bulletins de vote ».


Mais les organisations des droits de l’homme Amnesty International Sénégal et la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) ont exhorté « les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sur tous les actes de violence survenus depuis le début de la campagne électorale et traduire leurs auteurs en justice ». Dans un communiqué, elles « rappellent aux candidats et coalitions l’obligation qui leur incombe d’appeler leurs militants et sympathisants à respecter la liberté de manifestation, d’expression et d’opinion des adversaires politiques et de renoncer à tout recours à la violence ».




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