Présidentielle au Sénégal : le processus de paix, peut-il être consolidé ? 1
Afrique Politique

Présidentielle au Sénégal : le processus de paix, peut-il être consolidé ?


Les violences et les déclarations de soutien à cette dernière ne cessent de s’intensifier au cours de la campagne présidentielle qui est en cours au Sénégal. C’est qui ressort des confrontations entres les partisans des candidats qui sont tous à la quête de la mobilisation des jeunes de la Casamance.


« Macky Sall a payé les jeunes pour venir le soutenir. Il a loué tous les bus, même ceux qui n’étaient pas utilisés par ses militants. Cela pour nous empêcher de mobiliser. Mais les gens nous ont rejoints à pied ou en charrette et, finalement, on a davantage rassemblé qu’eux » s’est indigné un cadre du Pastef. Mais i n’est pas le seul à faire des déclarations qui portent atteinte au président sénégalais. 

En effet, la Casamance est une zone avec une forte démographie, donc un important électorat à l’échelle du pays. C’est pour cette raison qu’il est devenu le fief que tous les candidats veulent contrôler, même si un originaire de la région Ousmane Sonko, est en liste pour la présidentielle. Chose qui amène Mamadou Mané, journaliste spécialiste de la région a déclaré : « Le président veut mettre une raclée à Sonko pour lui montrer que, même dans son fief, c’est lui qui domine. La bataille de Ziguinchor aura bel et bien lieu ».

La même source affirme que « les zones de forte concentration démographique comme les régions de Dakar, Diourbel et Thiès sont les grands bastions électoraux, représentant plus de 50 % de l’électorat. Néanmoins, très souvent, la différence se fait au niveau des autres localités comme ZiguinchorKaolack et Saint-Louis, ainsi que dans le monde rural ».


Par ailleurs, il faut rappeler que la Casamance est en proie à une crise indépendantiste depuis 1982. C’est dire que dans cette région, la consolidation du processus de paix est la principale question qui taraude surtout pour les campagnes présidentielle au Sénégal. Ce qui fait que tous les candidats en font le fond de leur discours s’ils sont de passage. 

Si le président sortant dit vouloir parachever le processus, Ousmane Sonko, natif de la région, explique être le mieux placé pour mettre un terme au conflit. C’est pourquoi, lors d’une rencontre avec la plate-forme des femmes pour la paix en Casamance, le mercredi 13 février, il a déclaré que, s’il était élu, il irait chercher les rebelles retranchés dans des maquis pour les ramener à la vie civile.





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